Alice In Chains

Alice In Chains

Alice In Chains

19 / 20 1995 Columbia Album / CD  Vinyle  K7 Audio

Chronique de Sytizen (Xsilence) 19 / 20

Posté le 09/12/2008
Le boitier gisait sur mon bureau; même vidé du précieux CD qu'il contient il me faisait une drôle d'impression. Un chien gris, des yeux verts, un impression malsaine... Mon sens de l'observation hors du commun me fit bientôt remarquer que ce malaise venait d'une patte du chien. Elle manquait. Cette soudaine révélation amena un relent de peur, mélange de sentiment tragique et violent. Je tentais de rapprocher ce sentiment d'une autre sensation... Je n'en trouvais qu'une: Alice In Chains.

Cet album est extraordinairement touchant: au diapason d'émotions indescriptible, il délivre dans sa douzaine de chansons une poésie tragique sur des airs évocateurs. L'instrumentation est résolument dans l'esprit grunge ("Sludge Factory"): riffs torturés, basses profondes et batteries précise.
Mais ce qui sert avant tout ces formidables morceaux c'est la voie unique de Layne Staley. Autant sur les couplets posés que dans les refrains plus lyriques ("Heaven inside you"), sa voix transporte totalement l'esprit vers des mondes certes noirs et morbides, mais fascinant et magnifique.
Le tragique destin du chanteur nous rapproche encore plus de cette fatalité, et même si il ne faut pas confondre ce musicien avec le groupe, on a parfois l'impression d'assister à une messe des morts (l'intro de "Over Now").

L'album compte quelques sommets: "Heaven Inside You", "God Am" et surtout "Frogs" et son refrain à pleurer, qui font de ce disque un des plus grands moments du grunge. Ce rythme de batterie, l'harmonie malade et le désespoir de la simple ligne "Why's it have to be this way? " ; voilà un moment de musique qui se grave profondément dans nos mémoires.

Alice In Chains, et mourir en musique...

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