Chronique de HoleOfFame (Xsilence)
Posté le 20/12/2020
L'intro est musicalement assez similaire à celle du premier album, un riff puissant et d'une insolente simplicité court, et n'est interrompu que par un refrain. Depuis "Avon" jusqu'à "Feel Good Hit Of The Summer", cela permet de mesurer immédiatement le bond technique. Nous sommes entrés dans une super production, en chassant les battants en bois d'un bon coup de latte. Tout a gagné en profondeur et en clarté. Et tout cela pour quoi ?
En considérant l'album suivant comme le pronlongement de celui-ci, c'est très simple, la toute dernière tentative rock de l'histoire. Le rock est ici porté à incandescence, très vite. C'est urgent : vous êtes priés de vous envoyer en l'air, rapidement, avec tous les moyens à votre disposition. A la limite, la drogue, la picole et le sexe sont comme des motifs musicaux supplémentaires, venant ponctuer cette injonction à la fête, qui pourrait aussi bien être un avertissement : barre toi, fuis.
Quelque chose traverse l'album, de sombre. La foi en l'avenir n'y est plus. Le génie musical, l'exubérance maîtrisée de Josh Homme y est au service d'un message qu'il ignore peut être lui même : autant se mettre une putain de race avant que tout cela prenne fin. Cet album et le suivant forment le récit en cinémascope d'une apocalypse imminente. C'est une énergie bien humaine qui le gouverne. Certes, les hommes y jouent aux robots, mais les robots ne les ont pas encore remplacés. Curieuse résonnance aujourd'hui, à l'heure de la double impasse : gestion algorythmique du vivant ou collapse écologique.
En considérant l'album suivant comme le pronlongement de celui-ci, c'est très simple, la toute dernière tentative rock de l'histoire. Le rock est ici porté à incandescence, très vite. C'est urgent : vous êtes priés de vous envoyer en l'air, rapidement, avec tous les moyens à votre disposition. A la limite, la drogue, la picole et le sexe sont comme des motifs musicaux supplémentaires, venant ponctuer cette injonction à la fête, qui pourrait aussi bien être un avertissement : barre toi, fuis.
Quelque chose traverse l'album, de sombre. La foi en l'avenir n'y est plus. Le génie musical, l'exubérance maîtrisée de Josh Homme y est au service d'un message qu'il ignore peut être lui même : autant se mettre une putain de race avant que tout cela prenne fin. Cet album et le suivant forment le récit en cinémascope d'une apocalypse imminente. C'est une énergie bien humaine qui le gouverne. Certes, les hommes y jouent aux robots, mais les robots ne les ont pas encore remplacés. Curieuse résonnance aujourd'hui, à l'heure de la double impasse : gestion algorythmique du vivant ou collapse écologique.