The Libertines

The Libertines

The Libertines

17 / 20 2004 Rough Trade Album / CD  Vinyle

Chronique de Al16 (Xsilence) 17 / 20

Posté le 13/09/2008
Oublions la forme... Passons sur les incessants conflits au sein du groupe, les prestations scéniques bafouées, les frasques Dohertyiennes, sa liaison tumultueuse avec la planche à pain Kate Moss, les multiples arrestations et autres cures de désintoxications. Passons même sur cette pochette volontairement scandaleuse, mais surtout volontairement commerciale, car oui le but est de chroniquer objectivement et non pas de s'apparenter à la rubrique people d'un vulgaire tabloïd londonien.

Analysons donc exclusivement le fond. Premières secondes d'écoute et les irrésistibles entrelacs de voix et de guitares de "Can't Stand Me Now" interpellent... The Libertines aurait t-il un talent musical équivalent à celui de leur goût si prononcé pour le scandale ? L'exception qui confirme la règle probablement... Et bien non car The Libertines, avec ce second opus , nous offre d'autres titres aussi explosifs comme "Last Post On The Bugle", "Campaign Of Hate", de bien jolies ballades telles que "Music When The Lights Go Out" ou encore "What Katie Did" mais aussi un garage-rock délivré dans l'urgence avec les "Narcissist" et "Arbeit Macht Frei". Et puis finalement "The Man Who Would Be King" peut résumer à lui seul ce véritable talent. Un titre rependant une profonde joie de vivre à toute oreille passant au hasard par la avec son refrain aussi enfantin que jouissif.

Entre guitares hésitantes et riffs peu recherchés, The Libertines dispose à tout moment de cet indéniable don lui permettant de rependre le dessus de par un sens de la mélodie imparable. Un résultat parfois cru, parfois rétro, parfois bâclé, mais toujours définit par un naturel, une authenticité faisant tout le charme du groupe. The Libertines insouciant, impudique, spontané... The Libertines rock'n'roll tout simplement.

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