Chronique de Judas (Xsilence)
Posté le 19/05/2006
At The Drive-In était un groupe que le succès avait réussi à user jusqu'à la trame. Encore un...
Deux ans après le crucial Relationship Of Command, le côté braque (Omar et Cédric) du groupe défunt sort cet EP, (dont le titre Tremulant viendrait d'une commande d'un vieil orgue.) aux couleurs musicales assez indéfinissable: du rock sans en être tout à fait, de l'expérimental sans en être, de l'électro sans en être, du prog sans en être non plus... Les deux compères d'El Paso accouchent ici d'une musique douce et étrange, imprégnée, certes, des démons du passé (la voix de Cédric notamment, le son de guitare particulièrement criard d'Omar), mais finalement assez différente pour que les comparaisons s'arrêtent là.
La rage d'antan s'est un peu envolée, le côté emo aussi pour faire place à des compositions vraiment plus adultes, aventureuses et novatrices qu'autrefois. Tout se joue avec une infinie délicatesse ("Concertina"), Omar caresse son instrument (et il le lui rend bien), Cédric tente une métamorphose vocale avec succès, et l'orgue de Ward, dans le fond, accompagne le tout avec énormément de classe.
The Mars Volta veut nous emmener plus loin, vraiment plus loin, nous inculquer certains préceptes sur la mélancolie grâce à la beauté douloureuse de leur musique.
Le groupe n'en est qu'alors à un point où il tente de définir ses bases, tout en essayant de chasser un certain spectre qui le poursuit... Alors, forcément, tout est encore un peu trop neuf, un peu jeune, mais rien de grave.
Une fois accepté le fait que The Mars Volta ne refera pas du ATDI, on pourra vraiment apprécier cet EP à sa juste valeur.
Deux ans après le crucial Relationship Of Command, le côté braque (Omar et Cédric) du groupe défunt sort cet EP, (dont le titre Tremulant viendrait d'une commande d'un vieil orgue.) aux couleurs musicales assez indéfinissable: du rock sans en être tout à fait, de l'expérimental sans en être, de l'électro sans en être, du prog sans en être non plus... Les deux compères d'El Paso accouchent ici d'une musique douce et étrange, imprégnée, certes, des démons du passé (la voix de Cédric notamment, le son de guitare particulièrement criard d'Omar), mais finalement assez différente pour que les comparaisons s'arrêtent là.
La rage d'antan s'est un peu envolée, le côté emo aussi pour faire place à des compositions vraiment plus adultes, aventureuses et novatrices qu'autrefois. Tout se joue avec une infinie délicatesse ("Concertina"), Omar caresse son instrument (et il le lui rend bien), Cédric tente une métamorphose vocale avec succès, et l'orgue de Ward, dans le fond, accompagne le tout avec énormément de classe.
The Mars Volta veut nous emmener plus loin, vraiment plus loin, nous inculquer certains préceptes sur la mélancolie grâce à la beauté douloureuse de leur musique.
Le groupe n'en est qu'alors à un point où il tente de définir ses bases, tout en essayant de chasser un certain spectre qui le poursuit... Alors, forcément, tout est encore un peu trop neuf, un peu jeune, mais rien de grave.
Une fois accepté le fait que The Mars Volta ne refera pas du ATDI, on pourra vraiment apprécier cet EP à sa juste valeur.