Chronique de Pascha (Xsilence)
Posté le 15/09/2008
Qu'un album de The Cure vous saisisse à l'écoute est bien la dernière chose à laquelle pouvait penser un non adepte du groupe. Encore moins quand il s'agit de se faire plaisir. Peut-être pas sur l'album en entier, avec le recul. Les quatre premiers morceaux susciteraient déjà à eux seuls l'intérêt de remettre The Cure dans le lecteur de la chaîne hi-fi. "Lost", d'abord, est assimilable comme qui dirait à un très bon morceau inédit de Pavement au début. Puis le grondement cradingue monte le ton en portant la montée de colère de Robert Smith vers un ciel chargé d'électricité, avec ces nappes de synthés qui marquent de l'empreinte si caractéristique au groupe. L'hypnotique "Labyrinth", ensuite, poursuit l'échauffement atmosphérique avec sa sonorité orientale bien que l'ambiance ne transcrit pas une chaleur quelconque du côté textuel. Pour "Before Three" et un plus pop "The End Of the World" sont agréables à entendre au niveau du chant qui prend ici un joyeux élan et qui semble mettre les angoisses du père Smith au second degré. Et ainsi de suite, succèdent d'autres morceaux assez énergiques ("Never"), un sombre "Anniversary" voire encore un coléreux ("Us Or Them"), une bonne bouffée d'air de temps en temps - "(I Don't Know What's Going) On" - et d'antan ("Taking Off"), etc...!
Un album électrique doté de bonnes virulences qu'on ne semblait pas connaître de The Cure, avec quelques bonnes surprises et qui à la fois se manifeste banal mais frais.
Un album électrique doté de bonnes virulences qu'on ne semblait pas connaître de The Cure, avec quelques bonnes surprises et qui à la fois se manifeste banal mais frais.