Chronique de Sytizen (Xsilence)
Posté le 19/06/2009
En 2006, à l'occasion d'un CD bonus associé au dernier opus, Jack The Ripper reprenait la chanson d'ouverture de ce tout premier album, "Dog Meets Wolf". A mon avis, la comparaison est évidente : le groupe n'a fait que progresser, et si la version originale est déjà intéressante et bien écrite, le côté irrésistible et passionnant n'est présent que dans la reprise.
Et c'est un peu ce qu'on ressent à l'écoute de ce Book of Lies : on est loin de la maîtrise témoigné sur les deux opus suivants.
Le constat s'aggrave au milieu : de "Death Of A Writer" à "Mescaline", on ne comprend que trop bien les ficelles utilisées : changement de tons par Mazurel, reprise au violon des thèmes, arrangement originaux (trompettes, violons,...). Le tout forme une recette qui revient dans un ordre et dans l'autre, jusqu'à enlever finalement à ces morceaux toute personnalité.
C'est aux extrémités qu'on trouve le plus de passion : "Dog Meets Wolfs", l'amusant "Prayer In A Tango", l'angoissant final ou encore l'instrumental In A Bar With Billy Kunt qui prouve que même sans le talent de Mazurel derrière le micro, le groupe reste intéressant.
Difficile cependant de dire que le groupe manquait de maturité, après cinq années passées sur les routes, et on s'explique assez mal du coup l'effet 'yo-yo' de l'attention de l'auditeur.
Au niveau des textes, on va du moyen à l'excellent, en passant par un "Assassin" , qui renvoie aux mythes de Serial-Killer, et au nom du groupe évidement. On trouve également une retranscription de La Fontaine, et un texte narré par le fils d'Hitler ("Son of...", original).
Comme il allait le prouver par la suite, Mazurel est conteur autant que chanteur, et anime sous nos yeux tous ses étranges personnages, raconte confessions et secrets avec douceur, mais nous les présente comme lors d'un 'freak show'. Ambiance pesante garantie.
Jack The Ripper fera bien mieux, corrigeant notamment le manque d'ambition de toute un partie de l'album quelques 20 mois plus tard dans I'm Coming. D'ici là, on pourra retenir sur ce premier opus quelques morceaux, et en abandonner facilement d'autres.
Et c'est un peu ce qu'on ressent à l'écoute de ce Book of Lies : on est loin de la maîtrise témoigné sur les deux opus suivants.
Le constat s'aggrave au milieu : de "Death Of A Writer" à "Mescaline", on ne comprend que trop bien les ficelles utilisées : changement de tons par Mazurel, reprise au violon des thèmes, arrangement originaux (trompettes, violons,...). Le tout forme une recette qui revient dans un ordre et dans l'autre, jusqu'à enlever finalement à ces morceaux toute personnalité.
C'est aux extrémités qu'on trouve le plus de passion : "Dog Meets Wolfs", l'amusant "Prayer In A Tango", l'angoissant final ou encore l'instrumental In A Bar With Billy Kunt qui prouve que même sans le talent de Mazurel derrière le micro, le groupe reste intéressant.
Difficile cependant de dire que le groupe manquait de maturité, après cinq années passées sur les routes, et on s'explique assez mal du coup l'effet 'yo-yo' de l'attention de l'auditeur.
Au niveau des textes, on va du moyen à l'excellent, en passant par un "Assassin" , qui renvoie aux mythes de Serial-Killer, et au nom du groupe évidement. On trouve également une retranscription de La Fontaine, et un texte narré par le fils d'Hitler ("Son of...", original).
Comme il allait le prouver par la suite, Mazurel est conteur autant que chanteur, et anime sous nos yeux tous ses étranges personnages, raconte confessions et secrets avec douceur, mais nous les présente comme lors d'un 'freak show'. Ambiance pesante garantie.
Jack The Ripper fera bien mieux, corrigeant notamment le manque d'ambition de toute un partie de l'album quelques 20 mois plus tard dans I'm Coming. D'ici là, on pourra retenir sur ce premier opus quelques morceaux, et en abandonner facilement d'autres.