JJ72

JJ72

JJ72

14 / 20 2000 Lakota Album / CD

Chronique de Frogg (Xsilence) 16 / 20

Posté le 11/10/2006
A la sortie de ce premier album et en l'espace de quelques mois, ce trio de Dublin rivalise déjà presque avec Radiohead et les Manic Street Preachers (ils ont d'ailleurs plus qu'un manager en commun).
Mark Greaney, guitariste, chanteur et figure de proue adorablement vulnérable, croit encore que le rock peut changer le monde et refléter les désirs ardents et les aspirations des jeunes. C'est beau l'innocence des adolescents, mais le son à la fois barbelé et élégiaque de son groupe séduit d'entrée.
On pourrait d'ailleurs aligner JJ72 à côté des Smashing Pumpkins, de Nirvana, de Joy Division et de Jeff Buckley sans qu'ils souffrent du tout de la comparaison.
Greaney a de l'ambition et, même s'il retombe un peu trop souvent sur des métaphores météorologiques, il arrive à mentionner sans se couvrir de ridicule Albert Camus ("Algeria" est vraisemblablement la première composition inspirée par L'Etranger depuis "Killing An Arab" de The cure ). Sa voix de fausset fait quelquefois penser à Suede en moins strident mais des plages majestueuses et mélancoliques comme "October Swimmer", "Undercover Angel", "Willow", "Long Way South" et "Improv" véhiculent des images marquantes.
L'atmosphère harmonieuse de certains passages contraste avec les moments plus rageurs pour mieux envoûter l'auditeur.
Un premier album qui s'avère pratiquemment un coup de maître.

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