Chronique de Jekyll (Xsilence)
Posté le 20/11/2007
Ah bon donc c'est ça Pelican ? A l'écoute de ce premier album, pourtant encensé ici et là, il est difficile de ne pas céder à l'agacement...
Que le rock instrumental des américains soit personnel, cela ne fait aucun pli. Qu'ils aient un son dévastateur (très proche du stoner), non plus.
Mais leurs chansons, c'est quoi ? Un empilement de mélodies, enfin, surtout de riffs, avec quelques excursions du côté acoustique, mais sans lien aucun. On enchaîne, on enchaîne, jusqu'à ne plus savoir si l'on est dans le même morceau.
Alors, c'est d'accord, le style doit indéniablement recourir à des stratagèmes s'il veut rester vivant (dans tous les sens du terme). Mais rarement un morceau de 10 minutes, même riche dans le fond, n'a vécu dans la forme sans audace, sans changement de tempo, ni surtout de son !!! Et Pelican ne déroge pas ici à cette règle évidente.
Australasia repose sur deux choses : des distorsions dantesques et des escapades acoustiques (d'ailleurs à peine surprenantes). Et puis rien.
Sous ses allures un peu extrémistes ces 6 titres ne procurent finalement qu'un ennui poli, l'auditeur attendant en vain qu'il se passe quelque chose d'autre que ce qui nous est présenté à l'ouverture avec "Nightendday".
Reconnaissons tout de même l'efficacité et la cohérence qui animent le démoniaque "Drought", monolithe inquiétant et furieux... Mais ce morceau résume à lui tout seul la force et la limite de cet Australasia bien sur estimé à mon goût.
Dans un registre à peu près équivalent, Neurosis fait sans aucun doute plus d'étincelles.
Que le rock instrumental des américains soit personnel, cela ne fait aucun pli. Qu'ils aient un son dévastateur (très proche du stoner), non plus.
Mais leurs chansons, c'est quoi ? Un empilement de mélodies, enfin, surtout de riffs, avec quelques excursions du côté acoustique, mais sans lien aucun. On enchaîne, on enchaîne, jusqu'à ne plus savoir si l'on est dans le même morceau.
Alors, c'est d'accord, le style doit indéniablement recourir à des stratagèmes s'il veut rester vivant (dans tous les sens du terme). Mais rarement un morceau de 10 minutes, même riche dans le fond, n'a vécu dans la forme sans audace, sans changement de tempo, ni surtout de son !!! Et Pelican ne déroge pas ici à cette règle évidente.
Australasia repose sur deux choses : des distorsions dantesques et des escapades acoustiques (d'ailleurs à peine surprenantes). Et puis rien.
Sous ses allures un peu extrémistes ces 6 titres ne procurent finalement qu'un ennui poli, l'auditeur attendant en vain qu'il se passe quelque chose d'autre que ce qui nous est présenté à l'ouverture avec "Nightendday".
Reconnaissons tout de même l'efficacité et la cohérence qui animent le démoniaque "Drought", monolithe inquiétant et furieux... Mais ce morceau résume à lui tout seul la force et la limite de cet Australasia bien sur estimé à mon goût.
Dans un registre à peu près équivalent, Neurosis fait sans aucun doute plus d'étincelles.