Chronique de Jekyll (Xsilence)
Posté le 14/11/2006
Under The Pipal Tree ou la caricature du post-rock personnifiée. J'avais découvert cet album suite à un concert magique du quatuor, venu à Paris présenter son terrible One Step More And You Die, en 2003. Leur set m'avait tellement transporté que je m'étais acheté sans attendre ce premier effort. Et sans être totalement bluffé, j'avais apprécié à l'époque l'efficacité de Under The Pipal Tree.
Aujourd'hui mon regard est tout à fait différent. En réécoutant récemment le disque, me sont apparus avec évidence le vide et la médiocrité qui le traversent.
Comme le dit Lolive, Mono ne serait jamais né sans Mogwai. Cela s'entend d'ailleurs dès le premier titre, "Karelia", qui plagie dans les moindres détails l'énorme "Mogwai Fear Satan" des écossais. Le violon remplace la flûte, mais ça ne suffit pas. Les montées sont ultra prévisibles, le son des distorsions, impersonnel.
Le meilleur morceau aurait pu être "The Kidnapper Bell", qui impressionne au départ par sa beauté et sa rythmique chaloupée. Mais encore une fois, les japonais tombent dans le piège facile de la montée factice et des distorsions calculées.
"Jackie Says" c'est "Small Children In The Background" des mêmes Mogwai... En moins bien. On a tout de suite cette impression de déjà entendu, et l'on sait bien en avance ce qu'il va se passer... D'où un ennui, d'abord poli, qui cède la place à un énervement bien justifié.
Sur "Op Beach", Mono fait connaissance avec l'effet reverse. Et nous ennuie, nous ennuie, parce que rien ne se passe, et aucune harmonie magique ne ressort de ce bidouillage éculé.
Inutile d'épiloguer sur les trois titres restants, ils sont à l'avenant. Je reste attéré par ce manque d'ambition artistique et de remise en question. Heureusement, Mono a montré avec le superbe One Step More And You Die de quoi ils étaient capables... Mais sans avoir confirmé depuis.
Aujourd'hui mon regard est tout à fait différent. En réécoutant récemment le disque, me sont apparus avec évidence le vide et la médiocrité qui le traversent.
Comme le dit Lolive, Mono ne serait jamais né sans Mogwai. Cela s'entend d'ailleurs dès le premier titre, "Karelia", qui plagie dans les moindres détails l'énorme "Mogwai Fear Satan" des écossais. Le violon remplace la flûte, mais ça ne suffit pas. Les montées sont ultra prévisibles, le son des distorsions, impersonnel.
Le meilleur morceau aurait pu être "The Kidnapper Bell", qui impressionne au départ par sa beauté et sa rythmique chaloupée. Mais encore une fois, les japonais tombent dans le piège facile de la montée factice et des distorsions calculées.
"Jackie Says" c'est "Small Children In The Background" des mêmes Mogwai... En moins bien. On a tout de suite cette impression de déjà entendu, et l'on sait bien en avance ce qu'il va se passer... D'où un ennui, d'abord poli, qui cède la place à un énervement bien justifié.
Sur "Op Beach", Mono fait connaissance avec l'effet reverse. Et nous ennuie, nous ennuie, parce que rien ne se passe, et aucune harmonie magique ne ressort de ce bidouillage éculé.
Inutile d'épiloguer sur les trois titres restants, ils sont à l'avenant. Je reste attéré par ce manque d'ambition artistique et de remise en question. Heureusement, Mono a montré avec le superbe One Step More And You Die de quoi ils étaient capables... Mais sans avoir confirmé depuis.