Chronique de Bertaga (Xsilence)
Posté le 12/04/2007
1987: j'ai 15 ans et je découvre la musique. Mon enfance s'éteignait violemment et une autre renaissait en dissidence. Pour l'apparat, un tour aux puces de Saint-Ouen. Il ne s'agissait pas d'une panoplie mais un sentiment réel d'être enfin vrai avec une haine totale de tout ce qui vous avait empêché de l'être jusqu'alors. Le sommet de cet état ne dure que quelques années ... après on s'arrange. La BO de cette époque est essentielle, déterminante, unique: Siouxsie, Joy Division, Bauhaus, Cocteau Twins, PIL et surtout The Cure.
Nous sommes donc en 87 et je transporte sous le bras,chez un pote un drole de vinyl rose que j'avais écouté inconfortablement et donc rapidos chez moi. Le peu entendu semblait déjà mortel. Le diamant s'incruste dans le sillon noir et nous découvrons un titre de légende comme un manifeste pré-cold wave: "10-15 Saturday Night". L'ensemble de l'album est très efficace et sonne comme un bon groupe pop-punk sans d'autres ambitions artistiques. Pourtant nous ressentons quelque chose de plus important comme si nous lisions entre les lignes (de basse) une autre petite musique à venir. The Cure était déjà complètement présent.
J'aime énormément cet album et particulièrement "10-15", "Accuracy", "Another Day", "Fire in Cairo" et "3 Imaginary Boys". Les titres lents sont les meilleurs à mon avis. La pochette est jolie, Smith et ses acolytes sont jeunes, frais, innocents ...
Enfin je trouve amusant et pathétique le paradoxe suivant : en 87, c'est-à-dire 8 ans après sa sortie, cet album me paraissait venir de l'âge de pierre tant le rock avait évolué et particulièrement sur les années d'or 78-84 ... Alors qu'aujourd'hui ce disque qui a presque 30 ans parait malheureusement plus que jamais moderne face aux pales imitations sonores de l'époque.
10-15 saturday night
and the tap drips
under the strip light
and i'm sitting
in the kitchen sink
and the tap drips ...
Toute une ambiance !
Nous sommes donc en 87 et je transporte sous le bras,chez un pote un drole de vinyl rose que j'avais écouté inconfortablement et donc rapidos chez moi. Le peu entendu semblait déjà mortel. Le diamant s'incruste dans le sillon noir et nous découvrons un titre de légende comme un manifeste pré-cold wave: "10-15 Saturday Night". L'ensemble de l'album est très efficace et sonne comme un bon groupe pop-punk sans d'autres ambitions artistiques. Pourtant nous ressentons quelque chose de plus important comme si nous lisions entre les lignes (de basse) une autre petite musique à venir. The Cure était déjà complètement présent.
J'aime énormément cet album et particulièrement "10-15", "Accuracy", "Another Day", "Fire in Cairo" et "3 Imaginary Boys". Les titres lents sont les meilleurs à mon avis. La pochette est jolie, Smith et ses acolytes sont jeunes, frais, innocents ...
Enfin je trouve amusant et pathétique le paradoxe suivant : en 87, c'est-à-dire 8 ans après sa sortie, cet album me paraissait venir de l'âge de pierre tant le rock avait évolué et particulièrement sur les années d'or 78-84 ... Alors qu'aujourd'hui ce disque qui a presque 30 ans parait malheureusement plus que jamais moderne face aux pales imitations sonores de l'époque.
10-15 saturday night
and the tap drips
under the strip light
and i'm sitting
in the kitchen sink
and the tap drips ...
Toute une ambiance !