Chronique de Kronh (Xsilence)
Posté le 08/07/2010
Grand voir colossal, sombre et d'une profondeur abyssale, Within The Realm Of A Dying Sun, et ses airs classiques que nous interprètent le duo de Dead Can Dance que forment Brendan Perry et Lisa Guerrald, nous transportent vers des châteaux fantastiques surplombant un magnifique Lac des Cygnes, ou vers des territoires sauvages, sous un coucher de soleil flamboyant sous lequel plane un oiseau de feu... L'album nous transporte dans des lieux magiques dont seuls les chef d'œuvres du classique nous eurent permis la visite. Cet album possède un semblant de magie pure qui vous expédiera vers des horizons incertains, pouvant aller des clochers carillonnant sur "Summoning Of The Muse", côtoyant un ciel éclairé par la lueur du soleil mourant que l'on retrouve dans le titre de l'album, en passant par quelque cimetière oublié jouxtant la source du souvenir sur laquelle vous pouvez contempler vos visions du passé dérivant sur les courants de l'amertume, et cela tout en vous reposant sur quelque demeure de repos éternel, tombeau inconnu, contemplation qui pourrait être la vision de votre vie à l'approche soudaine du haut promontoire de la mort... à l'heure ou le soleil de votre existence se couche. Puis un chemin glacé vous montre la voie qu'il vous faudra suivre dans l'extase aussi bien que dans la souffrance due au manque qui commence à se faire ressentir au fond de vous-même, au moment même ou les dernières notes de "Persephone" auront atteint les confins de votre appareil auditif, et y aurons résonné tel un appel à fuir le monde réel, et cela de tel façon que bien évidement vous allez en redemander, puis après avoir recommencé maintes et maintes fois ce voyage vers l'inconnu, vous placerez l'objet parmi les plus belles œuvres d'art que vous posséder, tout en sachant que maintenant vous avez entre les main les clés pour réussir un voyage hors du monde et hors du commun.
Et tout cela bien sûre sur un fond d'inspiration Baudelairienne et en cela Within The Realm Of A Dying Sun se rapproche considérablement du précèdent album Spleen And Ideal. L'album débute sur "Anywhere Out Of The World", en référence au poème éponyme de Baudelaire, dans lequel celui-ci discute avec son âme d'une destination de voyage, et celle-ci finit par lui crier "N'importe où! n'importe où! pourvu que ce soit hors de ce monde!". Ainsi nous est exposée la volonté du groupe qui est d'emporter l'auditeur dans un monde du rêve, et la réussite est en effet des plus brillantes car quelle que soit la destination à laquelle vous aurez convenu vous et votre âme, vous aurez la satisfaction après l'écoute de cet album d'être parvenu... à la fin de l'album? Exprime-toi ma chère âme, je perd l'inspiration... Non, bien sûr que non, cet album est un chef d'œuvre du néoclassique,
hors du monde,
donc hors du temps,
donc intemporel,
et c'est ainsi queWithin The Realm Of A Dying Sun égale (tout du moins) son prédécesseur...
Et tout cela bien sûre sur un fond d'inspiration Baudelairienne et en cela Within The Realm Of A Dying Sun se rapproche considérablement du précèdent album Spleen And Ideal. L'album débute sur "Anywhere Out Of The World", en référence au poème éponyme de Baudelaire, dans lequel celui-ci discute avec son âme d'une destination de voyage, et celle-ci finit par lui crier "N'importe où! n'importe où! pourvu que ce soit hors de ce monde!". Ainsi nous est exposée la volonté du groupe qui est d'emporter l'auditeur dans un monde du rêve, et la réussite est en effet des plus brillantes car quelle que soit la destination à laquelle vous aurez convenu vous et votre âme, vous aurez la satisfaction après l'écoute de cet album d'être parvenu... à la fin de l'album? Exprime-toi ma chère âme, je perd l'inspiration... Non, bien sûr que non, cet album est un chef d'œuvre du néoclassique,
hors du monde,
donc hors du temps,
donc intemporel,
et c'est ainsi queWithin The Realm Of A Dying Sun égale (tout du moins) son prédécesseur...