Chronique de Machete83 (Xsilence)
Posté le 17/01/2013
Chiant, bizarre...Tels sont les adjectifs que l'on pu entendre de la bouche des habitués du groupe de Basildon lors de la sortie d'Exciter en 2001. Déjà le titre semble incongru tellement les chansons de cet album sont délibérément mid-tempo, et donc loin d'être excitées et excitantes...
Puis il y a cette pochette, qui ressemble à une photo d'un manuel de biologie pour collégiens, pourtant réalisée par Anton Corbjin... Tout cela est plutôt déconcertant.
En fait, il y a quand même un titre excitant ("I Feel Loved"), aux percussions et au bpm torrides, chanté par un Gahan tout en frénésie sexuelle contenue, balançant les doutes existentiels chers au groupe et à son cerveau, Martin Gore. Est -ce que l'album bande mou pour autant?
Pour réellement apprécier cet album, il faut arriver à se débarrasser de l'image (et du son) préconçus de D.M. comme groupe aux tubes imparables, comme monstre pop et groupe de stade.
Le groupe a lui même avoué que l'écriture de cet album n'avait pas été facile, mais il l'a voulu résolument apaisé, en réaction à Ultra. Bien que le groupe était en crise, il a recherché à explorer autre chose.
On a donc beaucoup de morceaux très doux, voire tendres dans le chant ("When The Body Speaks", Goodnight Lovers, Freelove), aux sonorités électro très travaillées. C'est d'ailleurs Mark Bell, ancien collaborateur de Bjork qui officie à la production.
"Dream On", le premier single, ouvre l'album. On a ici une sorte de petit frère détendu de "Personal Jesus" (il est quasiment basé sur les mêmes accords, comme beaucoup de chansons de Gore depuis...). Sur ce titre comme les autres sur l'album, on sent que Gahan se redécouvre en tant que chanteur et il donne véritablement vie à des chansons qui auraient pu avoir triste mine.
On a dans l'ensemble un album électro bluesy, à l'image de "The Sweetest Condition", donnant l'impression que le groupe se cherche, mais qui n'est pas inintéressant si l'on se donne la peine de s'y investir.
Les deux chansons (toujours le même cahier des charges) chantées par Gore, "Comatose" (une plongée lente et clinique dans les étoiles) et "Breathe" (une chanson sur les méfaits des rumeurs, toujours teintée de religion et d'amour, qui au choix peut être très humoristique ou désespérée), sont bien sur les plus intimes du lot, mais elles ne déméritent pas par rapport aux autres.
Eh oui, le groupe ne perd tout de même pas son sens de l'humour, avec ce "Dead Of Night", qui pourrait servir de générique pour une série grand guignolesque sur les zombies, et ces sons d'accélérateurs où on sent que le groupe se marre à faire un truc juste pour le fun...
Les instrumentaux ("Easy Tiger" and "Love Theme") sont dispensables mais s'intègrent quand même bien au reste du disque, on a ici de l'électro de recherche sans plus ni moins.
Au final,Exciter est un disque qui peut s'accepter, pourvu qu'on fasse l'effort de le prendre tel qu'il est, un album pour se détendre, une pause pour le groupe techno-synth pop, nécessaire pour revenir tout en puissance sur Playing The Angel...
Puis il y a cette pochette, qui ressemble à une photo d'un manuel de biologie pour collégiens, pourtant réalisée par Anton Corbjin... Tout cela est plutôt déconcertant.
En fait, il y a quand même un titre excitant ("I Feel Loved"), aux percussions et au bpm torrides, chanté par un Gahan tout en frénésie sexuelle contenue, balançant les doutes existentiels chers au groupe et à son cerveau, Martin Gore. Est -ce que l'album bande mou pour autant?
Pour réellement apprécier cet album, il faut arriver à se débarrasser de l'image (et du son) préconçus de D.M. comme groupe aux tubes imparables, comme monstre pop et groupe de stade.
Le groupe a lui même avoué que l'écriture de cet album n'avait pas été facile, mais il l'a voulu résolument apaisé, en réaction à Ultra. Bien que le groupe était en crise, il a recherché à explorer autre chose.
On a donc beaucoup de morceaux très doux, voire tendres dans le chant ("When The Body Speaks", Goodnight Lovers, Freelove), aux sonorités électro très travaillées. C'est d'ailleurs Mark Bell, ancien collaborateur de Bjork qui officie à la production.
"Dream On", le premier single, ouvre l'album. On a ici une sorte de petit frère détendu de "Personal Jesus" (il est quasiment basé sur les mêmes accords, comme beaucoup de chansons de Gore depuis...). Sur ce titre comme les autres sur l'album, on sent que Gahan se redécouvre en tant que chanteur et il donne véritablement vie à des chansons qui auraient pu avoir triste mine.
On a dans l'ensemble un album électro bluesy, à l'image de "The Sweetest Condition", donnant l'impression que le groupe se cherche, mais qui n'est pas inintéressant si l'on se donne la peine de s'y investir.
Les deux chansons (toujours le même cahier des charges) chantées par Gore, "Comatose" (une plongée lente et clinique dans les étoiles) et "Breathe" (une chanson sur les méfaits des rumeurs, toujours teintée de religion et d'amour, qui au choix peut être très humoristique ou désespérée), sont bien sur les plus intimes du lot, mais elles ne déméritent pas par rapport aux autres.
Eh oui, le groupe ne perd tout de même pas son sens de l'humour, avec ce "Dead Of Night", qui pourrait servir de générique pour une série grand guignolesque sur les zombies, et ces sons d'accélérateurs où on sent que le groupe se marre à faire un truc juste pour le fun...
Les instrumentaux ("Easy Tiger" and "Love Theme") sont dispensables mais s'intègrent quand même bien au reste du disque, on a ici de l'électro de recherche sans plus ni moins.
Au final,Exciter est un disque qui peut s'accepter, pourvu qu'on fasse l'effort de le prendre tel qu'il est, un album pour se détendre, une pause pour le groupe techno-synth pop, nécessaire pour revenir tout en puissance sur Playing The Angel...